L’indice du coût de la construction se cache dans des milliers de baux commerciaux et de marchés de travaux. En 2026, son évolution peut modifier directement un loyer ou un contrat. Et pourtant, beaucoup de personnes qui en dépendent ne savent pas exactement comment il fonctionne ni où trouver sa valeur.
Qu’est-ce que l’indice du coût de la construction exactement ?
L’ICC est un indicateur statistique produit par l’INSEE qui mesure l’évolution trimestrielle du coût de construction des logements neufs en France. Calculé depuis 1953, il sert de référence dans les baux commerciaux et certains marchés de travaux privés. Sa valeur de base (indice 100) correspond à l’année de référence choisie lors de la création de l’indicateur.
Quelle est la valeur de l’ICC publiée par l’INSEE pour 2026 ?
Les données ICC pour 2026 sont publiées avec un décalage de trois à quatre mois après chaque fin de trimestre. Sur la base des dernières valeurs disponibles, l’indice gravite autour de 2 100 à 2 160 points selon les trimestres.
Pour 2026, les premières données disponibles indiquent une stabilisation relative, liée à la modération des coûts des matériaux et au ralentissement du marché de la construction neuve. Les valeurs définitives sont consultables directement sur le site de l’INSEE dès leur publication.
Comment l’ICC est-il calculé et mis à jour ?
Les composantes de l’indice
L’ICC repose sur un panier de référence qui intègre trois grandes familles de coûts : les matériaux de construction (béton, acier, bois, isolants), la main-d’œuvre BTP et les charges sociales associées. Chaque poste est pondéré selon son poids réel dans le coût global d’un chantier de construction résidentielle neuve.
Fréquence et délais de publication des données
L’INSEE publie l’ICC quatre fois par an, environ trois mois après la clôture de chaque trimestre. Les données du T1 2026 (janvier à mars) ne seront donc disponibles qu’aux alentours de juin ou juillet 2026. Ce délai est normal et systématique.
Différence entre ICC, IRL et indice BT01
L’ICC s’applique principalement aux baux commerciaux anciens et à certains marchés privés. L’IRL (Indice de Référence des Loyers) concerne exclusivement les baux d’habitation. L’indice BT01 est réservé aux marchés publics de bâtiment, notamment le gros œuvre. Ces trois indices ne sont pas interchangeables.
À quoi sert l’ICC dans un contrat de bail commercial ?
L’ICC peut être utilisé comme clause d’indexation pour réviser périodiquement un loyer. Concrètement, voici ce qu’il faut savoir :
- Il s’applique principalement aux baux commerciaux conclus avant 2012 ou rédigés avec une clause ICC explicite
- La révision intervient généralement tous les trois ans, lors de la révision triennale légale
- L’indexation peut être plafonnée ou encadrée contractuellement selon les termes du bail
- Depuis 2012, beaucoup de nouveaux baux préfèrent l’ILC (Indice des Loyers Commerciaux) ou l’ILAT comme référence d’indexation
Comment calculer concrètement une révision de loyer avec l’ICC ?

La formule est simple : Nouveau loyer = Loyer actuel × (ICC récent / ICC de la dernière révision). Voici un exemple chiffré avec des valeurs réalistes :
| Période | Valeur ICC | Loyer actuel | Loyer révisé |
| T1 2024 | 2 089 | 1 500 € | Base de calcul |
| T1 2025 | 2 128 | 1 500 € | 1 528 € |
| T1 2026 (estimation) | 2 155 | 1 528 € | 1 548 € |
Ces chiffres restent indicatifs. Pour toute révision officielle, il faut utiliser les valeurs publiées par l’INSEE à la date de référence prévue dans le contrat. À côté, vous avez aussi le tarif de rapatriement d’une voiture en panne.
L’ICC peut-il baisser en 2026 ?
Oui, c’est techniquement possible. Plusieurs forces s’exercent simultanément sur son évolution :
- La baisse du prix de certains matériaux (acier, bois de charpente) observée depuis fin 2023 tire l’indice vers le bas
- La modération de l’inflation générale en zone euro ralentit la hausse des coûts salariaux dans le BTP
- En revanche, les nouvelles exigences RE2020, le coût de l’énergie et les pénuries de main-d’œuvre qualifiée maintiennent une pression haussière sur certains postes
L’ICC s’applique-t-il aux marchés de travaux privés ?
Marchés publics et index BT01 : quelle différence ?
Les marchés publics de bâtiment utilisent les index BT publiés par le ministère chargé de la construction, et non l’ICC. L’index BT01 est le plus courant pour les chantiers de gros œuvre, avec des déclinaisons spécialisées pour chaque corps de métier.
Marchés privés et rédaction des clauses de révision
Dans un marché privé de travaux, rien n’impose l’ICC. Les parties choisissent librement leur indice, à condition de l’inscrire explicitement dans le contrat avec la date de référence, l’indice de base et la formule exacte de calcul.
Quel index choisir selon la nature des travaux
Pour des travaux de maçonnerie et gros œuvre, le BT01 est la référence professionnelle. Pour des corps de métier spécialisés (plomberie, électricité, menuiserie), des index BT sectoriels existent. L’ICC garde sa pertinence principalement dans un contexte de révision de bail lié à la construction.
Quelles sont les alternatives à l’ICC dans les contrats récents ?
Plusieurs indices peuvent remplacer l’ICC selon le type de contrat concerné :
- IRL : pour les baux d’habitation, publié chaque trimestre par l’INSEE
- ILC : conçu pour les baux commerciaux post-2008 liés à une activité de commerce ou d’artisanat
- ILAT : pour les bureaux, entrepôts, locaux d’activités tertiaires
- Indice Syntec : spécifique aux prestations intellectuelles, ingénierie et conseil
Où consulter les valeurs officielles de l’ICC en 2026 ?
La seule source officielle et fiable est le site insee.fr, rubrique « Indices de la construction ». Les valeurs sont téléchargeables gratuitement sous forme de tableau.
Les notaires, avocats spécialisés en baux commerciaux et experts-comptables utilisent systématiquement cette source pour toute révision contractuelle.
Évitez les sites tiers qui agrègent ces données : ils peuvent présenter des valeurs décalées ou incorrectes. Peut-être aimeriez-vous aussi connaître les responsabilités légales en cas de panne électrique ou de fuite d’eau à domicile.




